
Les basses, c’est la base et la puissance du mix. C’est ce que l’on ressent dans la poitrine, ce qui fait vibrer le sol et décoller le dancefloor. Le bouton LOW de ta table de mixage sert justement à contrôler cette énergie. Trop de LOW et tout devient lourd, brouillon. Pas assez, et l’impact disparaît.
Dans cet article, on va voir à quoi sert ce bouton, comment je l’utilise dans mes sets AY3L et comment trouver le bon équilibre selon la soirée.
Qu’est-ce que le bouton LOW sur une table de mixage ?
Sur la plupart des tables de mixage DJ, le bouton LOW fait partie de l’égalisation 3 bandes : LOW (basses), MID (médiums) et HIGH (aigus).
Le LOW contrôle principalement les fréquences graves : kick, sub, bassline et tout ce qui fait vibrer la sono dans les bas du spectre.
Techniquement, tourner le LOW :
- Vers la droite (sens horaire) → tu augmentes les basses.
- Vers la gauche (sens antihoraire) → tu réduis ou tu coupes les basses, selon jusqu’où tu vas.
C’est un bouton extrêmement sensible : quelques millimètres en plus ou en moins peuvent complètement changer la sensation du morceau sur la piste.
Comment le bouton LOW agit concrètement sur le son ?
Impact sur la puissance du kick
Le premier élément touché par le LOW, c’est souvent le kick.
En montant les basses, tu donnes plus de poids au kick, il tape plus fort dans le système son et dans la poitrine du public.
À l’inverse, si tu baisses trop le LOW, le kick perd son impact et le morceau semble “plat”, même si le reste du spectre est fort.
Influence sur la chaleur et la rondeur du mix
Le LOW ne joue pas seulement sur le kick. Il influence aussi la chaleur globale du morceau : la rondeur de la bassline, la profondeur du sub, la sensation de “matière” dans le son.
Un peu plus de LOW peut rendre un track plus enveloppant, plus immersif.
Mais si tu en ajoutes trop, tout devient boueux, les éléments se marchent dessus et le mix perd en clarté.
Les erreurs classiques avec le bouton LOW
Trop de basses : le mix devient lourd
C’est l’erreur la plus fréquente : on se dit “plus de basses = plus d’énergie”.
En réalité, si tu pousses trop le LOW :
- le kick bave dans la bassline,
- le système son fatigue,
- le public entend un gros “boum” mais plus aucun détail.
Résultat : le son semble puissant au début, puis devient difficile à supporter sur la durée.
Pas assez de basses : l’énergie disparaît
L’excès inverse existe aussi : par peur de saturer, certains DJs coupent trop les basses.
Dans ce cas :
- le kick ne porte plus,
- le morceau manque de corps,
- les gens ont l’impression d’écouter la musique “de loin”.
Tu peux avoir une très belle mélodie, de beaux aigus… mais sans LOW, le morceau ne décolle pas.
Trouver le bon équilibre en fonction du lieu
Adapter le bouton LOW au lieu et à la situation
Chaque lieu réagit différemment aux basses :
- En petit bar : trop de LOW et tout vibre, les verres tremblent, les voix deviennent difficiles à entendre.
- En club équipé, avec un bon caisson de basses : tu peux te permettre un peu plus de LOW, mais toujours avec contrôle.
- En extérieur, les basses se dispersent plus vite, tu devras souvent compenser légèrement.
Avant de commencer ton set, prends quelques minutes pour tester :
un track que tu connais par cœur, tu bouges légèrement le LOW et tu écoutes comment la salle réagit.
Prendre en compte le style musical
Un morceau House groovy n’a pas besoin du même niveau de basses qu’un track Techno massif ou Bass Music.
Certains genres sont construits autour du sub, d’autres autour des médiums.
Le bouton LOW doit donc suivre le style et l’intention du moment.
Comment j’utilise le bouton LOW dans mes sets AY3L
En warm-up : contrôle et subtilité
En début de soirée, quand la salle se remplit, j’utilise le LOW avec beaucoup de retenue.
Je garde des basses présentes, mais pas écrasantes, pour laisser les gens discuter, se mettre dans l’ambiance et s’habituer au système son.
Je préfère des basses rondes mais douces, plutôt qu’un sub agressif dès la première heure.
En peak time : gestion de l’impact
Quand le dancefloor est plein et que l’énergie est au maximum, le LOW devient une vraie arme de gestion de tension :
- je peux couper les basses sur un morceau pendant quelques temps forts,
- puis les ramener d’un coup au moment de la drop.
Ce simple geste crée des moments de lift et de release que le public ressent physiquement.
Mais même à ce moment-là, je surveille toujours que le LOW ne dépasse pas un certain niveau, pour garder un mix propre.
En fin de soirée : adoucir le terrain
En fin de set, quand je veux ramener progressivement le niveau d’énergie vers le bas, je baisse légèrement le LOW sur certains morceaux.
Le son reste présent, mais moins “dans la poitrine”.
Cela permet de terminer la soirée sur quelque chose de plus confortable sans couper brutalement la vibe.
Quelques conseils pour mieux gérer le bouton LOW
Utiliser ses oreilles, pas seulement la position du bouton
Deux potards LOW à la même position ne sonneront jamais pareil selon :
- le morceau,
- le système son,
- la salle.
Le plus important, ce n’est pas où se trouve physiquement le bouton, mais ce que tu entends.
Si le son devient flou ou fatigant, tu as probablement trop de basses.
Si le track manque de corps, tu peux en rajouter un peu.
Penser au mix, pas seulement au morceau
Quand tu enchaînes deux morceaux, leurs basses vont se superposer.
C’est là que le LOW est crucial : tu peux couper les basses du morceau qui sort, garder celles du morceau qui entre, ou l’inverse selon l’effet voulu.
Le but, c’est que le public ressente une continuité, pas un “boum-boum” incontrôlé.
Et vous, comment vous aimez vos basses ?
Les basses sont au cœur de l’émotion sur le dancefloor :
certain·e·s les préfèrent profondes et rondes, d’autres plus sèches et discrètes.
👉 Dites-moi en commentaire comment vous aimez vos basses :
plutôt gros impact dans la poitrine ou présence plus légère mais précise ?
Pour continuer la lecture, tu peux découvrir le premier épisode de la série :
➡️ Le Bouton de la Semaine #1 – GAIN
Et si tu veux voir tous les épisodes d’un coup :
➡️ Tous les articles “Bouton de la Semaine”
